Malicounda Bambara inaugure la “Maison des Femmes Maïmouna Traoré”, un joyau dédié à l’autonomisation

Ce vendredi 4 avril, la commune de Malicounda Bambara a marqué un tournant décisif dans sa politique d’autonomisation des femmes avec l’inauguration de la Maison des Femmes Maïmouna Traoré. En effet cette infrastructure multifonctionnelle est financée à hauteur de 200 millions FCFA par le budget municipal.  

Conçue selon les normes d’urbanisme, cette structure moderne comprend une salle de conférence pour les rencontres communautaires, deux salles de formation, cinq ateliers, un restaurant, une bibliothèque et des chambres d’hôtes. “C’est un dispositif complet pour notre programme de capacitation des femmes et des jeunes”, a souligné le maire Maguette Séne, insistant sur la volonté de “lier l’utile à l’agréable”. 

Le choix du nom Maïmouna Traoré est adopté par délibération du conseil municipal le 15 janvier 2025, rend hommage à cette militante historique, porteuse de la Déclaration de Malicounda contre l’excision. “Elle a bâti de ses mains le premier foyer des femmes. Sans elle, cet espace n’existerait pas”, a rappelé l’édile. L’avenue adjacente porte, quant à elle, le nom de Sidy Lamine Cissokho, figure politique locale ayant œuvré pour les infrastructures de base.

Le modèle de Malicounda sera répliqué à Warang, où les travaux sont “très avancés”, avec une inauguration prévue en 2026. Les villages de Mboulém (Maison du Kankourang) et Falokh sont aussi dans les starting-blocks. “D’ici la fin de notre mandat, ces quatre infrastructures majeures verront le jour”, a promis le maire, soutenu par son conseil municipal. 

À court terme, la maternité de Roff et le foyer des jeunes, déjà construits, attendent leur équipement pour une inauguration en mai 2025. Les postes de santé de Keur Balla Lo et Sinthié Mbadane sont finalisés, tandis que les fondations de celui de Médinatou Salam débuteront bientôt.

La gestion de la Maison des Femmes sera confiée via un appel à candidatures transparent, supervisé par un jury. En parallèle, la chanteuse Coumba Gawlo a été nommée ambassadrice pour son parcours inspirant. “Elle prouve que la pauvreté n’est pas une fatalité”, a martelé Maguette Séne, espérant insuffler cet esprit de résilience aux jeunes.

Avec ces réalisations, Malicounda Bambara s’impose comme un laboratoire d’initiatives sociales, combinant hommage aux bâtisseurs locaux et vision pragmatique pour l’avenir.

LeTourQuotidien 

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